Substrat - Agronomie

Le sol est un milieu complexe composé

  • gazeux (air)
  • liquides (eau)
  • minéraux (sable, limon, argile, chimique)
  • organique (micro-organisme et micro-flore)

Pour cultiver son sol un agriculteur évalue d’abord la texture, qui est la capacité de son sol a s’agglomérer et à se comporter face aux conditions climatiques de sécheresse et de gel pour permettre une bonne circulation de l’eau dans ce sol et sa capacité a retenir les éléments minéraux pour les mettre a disposition de la plante.

Dans le cas de nos arbres en pot la texture n’est pas une caractéristique essentielle à considérer puisque la maîtrise de l’irrigation est un préalable à la culture en pot, donc nous recherchons essentiellement un substrat durable qui tient le gel et drainant. Ce point est très important car une bonne aération du substrat et un bon drainage améliore considérablement l’état sanitaire global du substrat et évite les champignons pathogènes qui provoquent la pourriture des racines. Il est bien entendu nécessaire de maîtriser l’apport nutritionnel pour le bon développement des arbres, la capacité du substrat a retenir ou non ces éléments est une élément essentiel pour cultiver des arbres en bonne santé et sur le long terme.

Nous aborderons les aspects biologiques et chimiques dans le volet fertilisation et nous nous attacherons à l’aspect physique et minérale solide des substrats sur cette page.

La durabilité, c’est le temps que met le substrat a se dégrader par l’action du climat (gel, dégel, pluie, sécheresse). Elle détermine fondamentalement la fréquence des rempotages. Cette qualité est donc fondamentale quand au choix du substrat de base. Diminuer les rempotages est un gage de survie de l’arbre dans sa phase adulte. Et de développement supplémentaire pour l’arbre, dans sa phase juvénile.

La capacité de rétention d’eau, comme son nom l’indique c’est la capacité du substrat a retenir l’eau. Qui peut être bienfaitrice ou au contraire néfaste. Dans une région humide (+ 800 mm d’eau/an) choisir un substrat drainant et ayant très peu de rétention et dans une région sèche (- 600 mm d’eau/an) choisir un substrat ayant des caractéristiques de rétention plus importante. Il faut néanmoins aussi vérifier la répartition des pluies si ont veut être très précis. Sachant qu’il reste toujours plus simple d’arroser que d’évacuer l’eau des pots, un mauvais drainage peut générer des pourritures de racines, et l’infestation de larves de tipules (moustiques “cousins”).

La porosité, c’est plus précisément la micro-porosité dont ont parle, ce sont les cavitées dans les grains de substrat, une bonne porosité se situe à 50 – 60 % et elle permet un rempotage simple et surtout sans stress pour l’arbre. Elle participe au drainage et capte l’air qui circule dans le sol avec les alternances d’arrosage, sécheresse. Ce qui permet d’optimiser au maximum le développement des radicelles, qui peuvent même sur certains substrat pénétrer dans celui-ci (pouzzolane). Lorsque le substrat est fortement colonisé par les radicelles, au rempotage elles sont arrachées, ou laissée selon. Cette opération n’a aucun effet négatif sur la reprise après rempotage.

Le pH, potentiel hydrogène est une mesure de l’activité chimique des ions hydrogène H+ en solution. Cette caractéristique est déterminante pour certains arbres qui se plaisent en sol basique (calcaire) d’autre au contraire en sol plus acide (tourbe). Si le substrat n’a pas la caractéristique qui convient a l’arbre il peut soit végéter soit mourir. Il n’y a aucun problème à rajouter au substrat des produits caractérisants, ils permettent de réguler le pH. Nous pouvons ainsi trouver une azalée dans un substrat a base de pouzzolane complété de Zéolithe si ont prends soin de rajouter un caractérisants adéquat. Le shéma ci-contre permet aussi de voir l’assimilation des éléments minéraux selon ce même pH pour un arbre cultivé a pH neutre.

La CEC, la capacité d’échange cationique, c’est la capacité du sol a fixer les éléments minéraux que nous lui mettons à disposition. La CEC d’un sol est une mesure du nombre total de cations échangeables, du sol. La CEC exprime également la capacité d’un sol à résister aux changements de pH (capacité tampon) et est fortement reliée à sa composition (sol minéral à CEC généralement faible ou sol organique à CEC souvent élevée). La somme des bases échangeables est la somme des cations basiques (Ca2+, Mg2+, K+ et Na+) susceptibles d’être fixés sur des sites négatifs dans un sol. Plus cette somme est élevée, plus le sol contient des cations basiques, ce qui ne veut pas dire qu’il devient plus basique. L’unité est le milliéquivalent par 100 grammes (mEq/100 g) de sol.

Connaître la valeur de la CEC est indispensable à une bonne interprétation des teneurs en éléments cationiques échangeables (K, Ca, Mg, Na). La répartition des différents cations sur la CEC et le taux de saturation (somme des cations échangeables/CEC) donne de précieuses indications sur le fonctionnement du sol.
Elle est indispensable aux calculs des doses d’amendements basiques pour les chaulages de correction des sols acides. Le niveau de la CEC oriente également les choix stratégiques en terme de fertilisation potassique et magnésienne (calcul des doses et fréquences d’apports).